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La crise politique belge et L’Union Européenne : inévitable tension entre nationalisme et solidarité

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Drapeau belgePar Anne Cour­bois
Re­lec­ture : Isha Da­laya

Un re­cord mon­dial jusqu’alors dé­tenu par l’Irak a été battu. Le mardi 6 dé­cembre 2011, la Bel­gique a mis un terme à la plus longue crise po­li­tique de l’his­toire de l’État-Na­tion. Suite aux élec­tions an­ti­ci­pées du 13 Juin 2010, cau­sées par la chute du gou­ver­ne­ment du pre­mier mi­nistre Yves Le­terme, les né­go­cia­tions préa­la­bles à la for­ma­tion du nou­veau gou­ver­ne­ment ont duré pas moins de 541 jours. Les défis à sur­monter étaient de taille et les ré­sul­tats élec­to­raux peu pro­pices à la re­cherche ef­fi­cace d'un com­promis. Les deux com­mu­nautés prin­ci­pales de l'État fé­déral –les Fla­mands et les Wal­lons– sem­blent avoir des at­tentes dif­fé­rentes quant à l'avenir de la Bel­gique. Alors que les pre­miers as­pi­rent à plus d’au­to­nomie pour les en­tités fé­dé­rées, les se­conds se mon­trent plus at­ta­chés à l’idée d’une Bel­gique unie. La mis­sion des né­go­cia­teurs était donc dé­ci­sive.  Elle con­cer­nait la re­fonte ins­ti­tu­tion­nelle du sys­tème fé­déral dans sa glo­ba­lité et la nou­velle ré­par­ti­tion des do­maines de com­pé­tences des dif­fé­rentes en­tités po­li­ti­ques, censée s’adapter à la nou­velle dé­fi­ni­tion du vivre-en­semble en Bel­gique, et ce, tant dans ses as­pects cul­tu­rels qu’éco­no­mi­ques.
Eton­nam­ment la  crise po­li­tique belge a été très peu cou­verte par les mé­dias étran­gers. Pour­tant les ques­tions qu’elle sou­lève se ré­vè­lent être ex­trê­me­ment per­ti­nentes au sein d’une Union Eu­ro­péenne en plein dé­ve­lop­pe­ment. Elles s’ar­ti­cu­lent au­tour de l’iden­tité com­mune de peu­ples qui, bien qu’ils soient in­té­grés dans une même struc­ture po­li­tique, ne par­ta­gent ni la même langue, ni la même cul­ture et se trou­vent dans des si­tua­tions so­ciales et éco­no­mi­ques très dif­fé­rentes.  Bref, la ques­tion de la so­li­da­rité et du vivre-en­semble au sein d’un monde plu­ra­liste et glo­ba­lisé. Dans quelle me­sure la crise po­li­tique belge peut-elle mettre en lu­mière les défis de l’in­té­gra­tion eu­ro­péenne ? 


La Bel­gique est un État of­fi­ciel­le­ment tri­lingue. On y parle le fla­mand, le fran­çais et l’al­le­mand. De­puis la ré­forme ins­ti­tu­tion­nelle de 1988-1989, il est en outre com­posé de trois ré­gions po­li­ti­ques –la ré­gion fla­mande au nord du pays, la ré­gion wal­lonne au sud et la ré­gion de Bruxelles-ca­pi­tale– et de trois com­mu­nautés –la com­mu­nauté fran­çaise, la com­mu­nauté fla­mande et la com­mu­nauté ger­ma­no­phone (com­munes ger­ma­no­phones de la pro­vince de Liège).  Les ré­gions, dont les fron­tières di­vi­sent la Bel­gique en zones lin­guis­ti­ques, re­po­sent sur une lo­gique ter­ri­to­riale et dis­po­sent de pré­ro­ga­tives liées aux ter­ri­toires res­pec­tifs (éco­nomie, agri­cul­ture, trans­ports,…). Les com­mu­nautés sont quant à elles cen­sées ga­rantir les spé­ci­fi­cités lin­guis­ti­ques et cul­tu­relles de la po­pu­la­tion. Elles sont entre au­tres com­pé­tentes pour la cul­ture et l’édu­ca­tion. Au sein de la ré­gion Bruxelles-ca­pi­tale, of­fi­ciel­le­ment bi­lingue, les com­mu­nautés fran­çaises et fla­mandes exer­cent toutes deux leurs com­pé­tences. Par ailleurs, le ni­veau fé­déral dis­pose de pré­ro­ga­tives im­por­tantes telles que les fi­nances, la sé­cu­rité so­ciale, la jus­tice,…

Les pro­blèmes cen­traux qui ont en­traîné la Bel­gique dans la crise de ces deux der­nières an­nées re­quiè­rent la com­pré­hen­sion d’une lo­gique à double fa­cette: d’une part, ter­ri­to­riale et éco­no­mique, d’autre part, cul­tu­relle. Le pre­mier as­pect po­lé­mique s’ar­ti­cule au­tour d’ar­gu­ments éco­no­mi­ques. Le nord du pays est riche, com­pé­titif et pos­sède un taux de chô­mage moins élevé que la Wal­lonie.  Le sud éprouve tou­jours des dif­fi­cultés à sur­monter le dé­clin de l’éco­nomie de l’in­dus­trie lourde, qui a gran­de­ment con­tribué à sa ri­chesse passée. Il tra­verse pour le mo­ment une phase de tran­si­tion : de nou­velles voies doi­vent être trou­vées pour re­dresser l’éco­nomie wal­lonne et com­battre le chô­mage struc­turel. Entre-temps, les mé­ca­nismes de so­li­da­rité sont censés as­surer le bien-être de tous les Belges. Pour­tant, la Flandre n’est pas sa­tis­faite par cette si­tua­tion. L’ar­gu­ment avancé : l’ap­pa­reil ins­ti­tu­tionnel se­rait inef­fi­cace. Si la Wal­lonie veut re­prendre son futur en main, elle doit dis­poser des ou­tils né­ces­saires à la réa­li­sa­tion de cette fin, c’est-à-dire des pré­ro­ga­tives ap­pro­priées. C’est pour cette raison, mais aussi afin de pou­voir dé­ve­lopper leur ré­gion de ma­nière plus ef­fi­cace, que les Fla­mands ré­cla­ment plus d’au­to­nomie pour les en­tités fé­dé­rées.
Le se­cond nœud con­flic­tuel con­cerne quel­ques com­munes de la pé­ri­phérie bruxel­loises, qui sont si­tuées sur le ter­ri­toire de la ré­gion fla­mande, mais dont les ha­bi­tants fran­co­phones jouis­sent d’un statut par­ti­cu­lier : celui de « mi­no­rité lin­guis­tique ». En 1962, des lois ins­tau­rant un ré­gime de « fa­ci­lités lin­guis­ti­ques ont été vo­tées afin de pro­téger les mi­no­rités lin­guis­ti­ques. Ini­tia­le­ment crées à l’at­ten­tion de la mi­no­rité ger­ma­no­phone en ré­gion wal­lonne, elles ont été éten­dues à d’au­tres com­munes des ré­gions fla­mandes et wal­lonnes et au­to­ri­sent dans une cer­taine me­sure un accès à l’ad­mi­nis­tra­tion, à la jus­tice et à l’édu­ca­tion dans la langue de la mi­no­rité. Par ailleurs, ces com­munes « à fa­ci­lités » font partie, pour des rai­sons his­to­ri­ques, de la cir­cons­crip­tion élec­to­rale de Bruxelles. Les fran­co­phones ont donc la pos­si­bi­lité de voter pour des partis fran­co­phones. La ré­gion a ac­quis une va­leur hau­te­ment sym­bo­lique de­puis l’élec­tion de bourg­mes­tres fran­co­phones dans trois de ces com­munes de la pé­ri­phérie. Une telle « con­quête » de la ré­gion fla­mande par les fran­co­phones est perçue comme une me­nace pour la langue et la cul­ture fla­mande. A un tel point que la no­mi­na­tion des bourg­mes­tres, pour­tant élus dé­mo­cra­ti­que­ment, a été re­fusée par le mi­nistre de l’in­té­rieur du gou­ver­ne­ment fla­mand.                                                                           En­cy­clo­pedie La­rousse.fr © La­rousse 2011
1011288-Les_rgions_linguistiques_de_BelgiqueCe dos­sier de tous les dan­gers est connu sous le nom de Bruxelles-Halles-Vil­vorde ou en­core BHV.Ces en­jeux ne sont bien évi­dem­ment pas neufs. Ils ont con­tribué à l’ins­ta­bi­lité po­li­tique des dix der­nières an­nées et trou­vent leur ori­gine dans l’his­toire de la Bel­gique. Néan­moins, ce que l’on dé­crit comme le con­flit op­po­sant la Flandre à la Wal­lonie a com­mencé dès le mo­ment où les points de ten­sions po­li­ti­ques, éco­no­mi­ques et cul­tu­rels ont fu­sionné au sein d’un dis­cours na­tio­na­liste. Les sté­réo­types y jouent un rôle cru­cial. Les wal­lons se­raient tous pa­res­seux et pro­fi­te­raient des mé­ca­nismes de so­li­da­rité. La ru­meur se ré­pand, que chaque fla­mand dé­pen­se­rait 3 euros par jour pour les wal­lons. Cer­tains po­li­ti­ciens pren­nent le re­lais. A l’oc­ca­sion d’une in­ter­view pour le ma­ga­zine fran­çais Li­bé­ra­tion en 2006le chré­tien dé­mo­crate fla­mand Yves Le­terme, futur pre­mier mi­nistre belge, a par exemple  af­firmé que les fran­co­phones ne se­raient pas « dans l’état in­tel­lec­tuel d’ap­prendre le fla­mand ». Fin 2010, le na­tio­na­liste fla­mand Bart de Wever, grand vain­queur des élec­tions an­ti­ci­pées, s’ex­prime dans une in­ter­view pour Der Spiegel sur les mé­ca­nismes de so­li­da­rité belges : « l’ar­gent ne de­vrait pas être une per­fu­sion, comme de la drogue pour un junkie ». En Wal­lonie aussi, l’opi­nion pu­blique se cris­tal­lise à l’égard de la Flandre et des fla­mands. Ils se­raient tous na­tio­na­listes, ex­tré­mistes, avides de profit,… Le parti FDF (Fé­dé­ra­listes Dé­mo­crates Fran­co­phones, an­cien­ne­ment Front Dé­mo­crate Fran­co­phone), fondé pour dé­fendre les in­té­rêts des fran­co­phones à Bruxelles et dans les com­munes de la pé­ri­phérie, et son pré­si­dent Oli­vier Main­gain, n´ont cessé de nourrir les po­lé­mi­ques en s´op­po­sant sys­té­ma­ti­que­ment aux re­ven­di­ca­tions fla­mandes.

Telles sont les dif­fi­cultés aux­quelles fu­rent con­frontés les vain­queurs des élec­tions an­ti­ci­pées de 2010. Le gou­ver­ne­ment pré­cé­dent n’avait pas sur­vécu au vote de con­fiance initié par les li­bé­raux fla­mands. Ceux-ci dou­taient de sa ca­pa­cité à im­poser les me­sures po­lé­mi­ques con­cer­nant le dos­sier BHV.  Pour­tant le nou­veau pay­sage po­li­tique ne semble pas beau­coup plus pro­pice à une ré­so­lu­tion se­reine des con­flits. Alors que le parti na­tio­na­liste et sé­pa­ra­tiste de Bart de Wever (N-VA, Nou­velle Al­liance Fla­mande) se voit cou­ronné en Flandre, le sud du pays con­sacre le Parti So­cia­liste d’Elio Di Rupo.  Le fossé qui sé­pare les deux com­mu­nautés semble s’ap­pro­fondir. La pres­sion est maxi­male pour les vain­queurs des élec­tions : une dé­cla­ra­tion de prin­cipe doit être votée avant la for­ma­tion du nou­veau gou­ver­ne­ment. Mais n’est-il pas con­tra­dic­toire de tenter de former un gou­ver­ne­ment fé­déral avec un leader po­li­tique qui pro­clame que « la Bel­gique s’éva­po­rera bien d’elle-même à un mo­ment ou à un autre » ou en­core que « la Bel­gique est une na­tion qui a échoué » (Bart de Wever dans Der Spiegel). La N-VA exige le trans­fert de com­pé­tences clés, telles que la jus­tice ou en­core la po­li­tique so­ciale et fis­cale, vers les en­tités fé­dé­rées, ce qui re­vien­drait à vider le ni­veau fé­déral de sa sub­stance et con­tri­bue­rait à l’ap­pau­vris­se­ment de la Wal­lonie. Les partis fran­co­phones ne sont pas prêts à ac­cepter de telles con­di­tions. Telles étaient les cir­cons­tances de dé­part de né­go­cia­tions, qui ont in­tro­duit la Bel­gique dans une longue année et demi de crise po­li­tique. Les mé­dia­teurs se sont suc­cédé sur la scène po­li­tique belge. Ceux-ci, nommés en fonc­tion des ré­sul­tats des élec­tions par un roi Al­bert II très con­tro­versé au Nord du pays, avaient pour mis­sion de dé­gager un com­promis. Pour­tant l’en­tre­prise n’a cessé d’échouer, tant que la N-VA a pris part aux dis­cus­sions. Dans le cou­rant de l’été 2011, le parti na­tio­na­liste, pour­tant grand vain­queur des élec­tions, a été écarté de la table des né­go­cia­tions. Les li­bé­raux, jusqu’alors tenus à l’écart, ont rem­placé la N-VA. Ce qui n’a pas eu pour con­sé­quence au­to­ma­tique de rendre la tâche plus fa­cile. L’ur­gence de la si­tua­tion était bel et bien pal­pable et la né­ces­sité d’une ré­forme de l’État s’était pro­gres­si­ve­ment im­posée, éga­le­ment au sein de la ma­jo­rité wal­lonne. De plus, les exi­gences des au­tres partis fla­mands ap­pa­rais­saient dans une cer­taine me­sure bien plus ac­cep­ta­bles aux yeux des fran­co­phones. Pour­tant, une coa­li­tion com­posée des pôles droits et gau­ches du spectre po­li­tique est venu ap­porter son lot de dif­fi­cultés aux né­go­cia­tions bud­gé­taires, cen­sées pré­voir les me­sures adé­quates pour faire face à la crise fi­nan­cière. C’est fi­na­le­ment la pres­sion des mar­chés fi­nan­ciers qui a pré­ci­pité la fin des né­go­cia­tions.  L’agence de no­ta­tion Stan­dard and Poor’s a dé­gradé la note de la Bel­gique. Deux jours plus tard, les six partis s’étaient mis d’ac­cord sur un ac­cord de budget. Le 6 dé­cembre, Elio Di Rupo et son nou­veau gou­ver­ne­ment prê­taient ser­ment de­vant le roi. Pour la Saint-Ni­colas. Ce­pen­dant, le ca­deau pa­raît em­poi­sonné aux yeux de la po­pu­la­tion belge. Il ne reste plus que deux ans et demi avant les pro­chaines élec­tions… Après un an et demi de crise, le nou­veau gou­ver­ne­ment est bien dé­cidé à faire voter les lois socio-éco­no­mi­ques dans les plus brefs dé­lais afin d’ac­cé­lérer leur exé­cu­tion. Et ce, même si cela si­gnifie faire l’im­passe sur la mé­thode tra­di­tion­nelle de con­cer­ta­tion so­ciale avec les par­te­naires so­ciaux. Fin dé­cembre, les pre­mières pro­tes­ta­tions so­ciales écla­tent. Début jan­vier, le budget belge est re­fusé par la Com­mis­sion Eu­ro­péenne. Les né­go­cia­teurs au­raient été trop op­ti­mistes quant aux pers­pec­tives de crois­sance. Mais ceci est le début d’une autre his­toire.

La fin de la crise sou­lève de nom­breuses ques­tions sur l’avenir de la Bel­gique : les né­go­cia­teurs au­raient-ils trouvé une so­lu­tion, si la me­nace des mar­chés fi­nan­ciers n’était ap­parue, telle une épée de Da­mo­clès ? Le dé­ve­lop­pe­ment d’un projet po­li­tique co­hé­rent est-il pos­sible en Bel­gique ? L’exis­tence d’un État fé­déral est-elle sensée et du­rable, dès lors que les con­di­tions cul­tu­relles et éco­no­mi­ques des deux com­mu­nautés d’un même pays sont si dif­fé­rentes ? Une his­toire com­mune suffit-elle à jus­ti­fier l’iden­tité d’une na­tion ? La Bel­gique est-elle vé­ri­ta­ble­ment une « na­tion qui a échoué » ? Les res­pon­sa­bles po­li­ti­ques et la po­pu­la­tion doi­vent-ils laisser ré­gner le fa­ta­lisme et laisser la Bel­gique « s’éva­porer » d’elle-même ? Est-elle vrai­ment ir­ré­con­ci­liable cette ten­sion entre la con­ser­va­tion d’une iden­tité cul­tu­relle et la re­con­nais­sance d’une com­mu­nauté cul­tu­rel­le­ment dif­fé­rente, à la­quelle on est re­de­vable de so­li­da­rité ?
L’ac­tua­lité de ces ques­tions ap­pa­raît au­jourd’hui très clai­re­ment si l’on prend la peine de les re­porter au ni­veau eu­ro­péen. Une iden­tité plu­ri­cul­tu­relle, est-elle pos­sible ? Et peut-elle servir de fon­de­ment à la so­li­da­rité entre pays éco­no­mi­que­ment iné­gaux ? Com­ment pro­duire une com­mu­nauté d’in­térêt et de pers­pec­tives entre des peu­ples de lan­gues et de vi­sions du monde dif­fé­rentes? Les ca­rences sont en Bel­gique et dans l’Union Eu­ro­péenne iden­ti­ques : pas de langue com­mune, pas de partis trans­com­mu­nau­taires, un es­pace pu­blique et mé­dia­tique éclaté,… Tous ces fac­teurs en­tra­vent la mise en place d’un réel débat dé­mo­cra­tique et d’une cons­cience com­mune.
A l’oc­ca­sion de son tra­di­tionnel dis­cours de fin d’année le 24 dé­cembre 2011, le roi Al­bert II a ex­primé son es­poir de voir dans un futur proche la Bel­gique re­prendre son rôle de pré­cur­seur de l’in­té­gra­tion eu­ro­péenne.  Certes, la crise po­li­tique a été à l’ori­gine d’ini­tia­tives po­si­tives : les partis éco­lo­gi­ques fla­mand et fran­co­phone ont par exemple tenté de dé­fendre une po­si­tion com­mune au sein des né­go­cia­tions ;  plu­sieurs mil­liers de jeunes fla­mands, wal­lons et bruxel­lois ont ma­ni­festé pour l’unité de la Bel­gique et la fin du blo­cage po­li­tique, ap­pe­lant à une ré­vo­lu­tion des frites ; cer­tains jour­naux et chaînes de té­lé­vi­sion ont tenté de pro­mou­voir plus de com­pré­hen­sion entre les deux com­mu­nautés. Mal­heu­reu­se­ment ces en­tre­prises n’ont pas sur­vécu à la crise.  C’est la men­ta­lité de la so­ciété belge dans son en­semble qui doit être trans­formée, afin que se créent un dia­logue réel et une vie com­mune à l’échelle du pays.  Pour­tant, quand la vo­lonté po­li­tique manque, peu de pro­grès peu­vent être réa­lisés. Si la Bel­gique et l’Union Eu­ro­péenne font face aux mêmes défis, elles sem­blent avoir pris des di­rec­tions op­po­sées.  Alors que la Bel­gique pa­raît se rap­pro­cher peu à peu de son écla­te­ment, l’Union Eu­ro­péenne as­pire à plus d’in­té­gra­tion. Il ne reste qu’à es­pérer qu’elle sera à même de tirer les con­clu­sions adé­quates de l’ex­pé­rience belge.  

Sources :
http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-75638338.html (In­ter­view de Bart de Wever dans Der Spiegel)
http://www.li­be­ra­tion.fr/monde/010114924-d-un-etat-uni­taire-a-un-etat-fe­deral (In­ter­view d‘Yves Le­terme dans Li­bé­ra­tion)
Plus d’in­for­ma­tions sur l‘État fé­déral belge sur le por­tail de la Bel­gique: http://www.bel­gium.be/ 

 

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