"UNITHEA va avoir 15 ans"

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Par Julia Ba­ckes
Tra­duc­tion Bé­né­dicte Sch­neider - Alain Le Treut
Photos : Julia Ba­ckes 

De­puis les ventes de gâ­teaux, à tra­vers les bar­rières des lan­gues, jusqu’à l’am­bi­tieux pro­gramme cul­turel : le fes­tival de théâtre ger­mano-po­lo­nais cé­lèbre cette année son ju­bilé.

L‘im­po­sante bâ­tisse du Forum-Kleist se dé­marque du morne ciel d’hiver, par ses fe­nê­tres vi­ve­ment éclai­rées. En cette fin d’après-midi, le Centre cul­turel ins­tallé dans une maison du centre-ville de Franc­fort sur l’Oder, semble pra­ti­que­ment aban­donné. En se ren­dant vers l’en­trée, on ren­contre un por­tier seul qui salue avec ama­bi­lité de­puis sa loge vi­trée. Tout en haut pour­tant, au qua­trième étage, près de 20 étu­diants de l’Uni­ver­sité Eu­ro­péenne Via­drina se tien­nent réunis à l’in­té­rieur d’une grande salle de con­fé­rence. Déjà en quit­tant l’as­cen­seur, on peut en­tendre le mur­mure des voix qui pro­vient du bout du cou­loir. C’est ici que les mem­bres d’UNI­THEA se ras­sem­blent et con­fron­tent leurs idées afin de forger les plans du pro­chain Fes­tival de théâtre. 

« Cette année aussi et comme pour les édi­tions pré­cé­dentes, le fes­tival de­vrait re­tentir comme une pleine réus­site. Nous al­lons même peut-être es­sayer de sur­passer le succès des an­nées pas­sées et d’of­frir quelque chose d’ex­cep­tionnel aux spec­ta­teurs, car il y a quelque chose de spé­cial à cé­lé­brer cette fois ci » dit Maria Ull­rich, l’une des or­ga­ni­sa­trices. En effet, le Fes­tival UNI­THEA qui aura lieu du 5 au 7 juin 2012, fê­tera ses 15 ans. La date an­ni­ver­saire ser­vira éga­le­ment à dresser une ré­tros­pec­tive sur l’his­toire et le dé­ve­lop­pe­ment du projet.

Mais qu’est-ce que c’est vrai­ment, UNI­THEA ? Quelle est l’idée qui se cache der­rière ce nom ? C’est pen­dant l’été 1997 que le fes­tival a eu lieu pour la pre­mière fois. La vice-pré­si­dente de la Via­drina, Ja­nine Nuyken, et l’an­cienne étu­diante Anja Bausch, ont dé­ve­loppé en­semble ce projet, qui était ori­gi­nai­re­ment pensé sur la base d’un fes­tival in­ter­na­tional. Dès son début, UNI­THEA fut ca­rac­té­risé par sa di­ver­sité lin­guis­tique et son succès parmi les spec­ta­teurs. Après quel­ques re­struc­tu­ra­tions, le fes­tival re­pose main­te­nant en des mains es­tu­dian­tines et est en­tiè­re­ment or­ga­nisé par les étu­diants de la Fon­da­tion Eu­ropa-Uni­ver­sität (Fon­da­tion Uni­ver­sité-Eu­ro­péenne). Les di­rec­trices, toutes deux étu­diantes, Maria Ull­rich et Theres du Vi­nage, sont sou­te­nues dans leur tra­vail par Thomas Bo­ro­sowski, di­rec­teur du théâtre Kleist Forum.

Au fil des ans, le fes­tival s'est dé­ve­loppé de plus en plus comme un projet ger­mano-po­lo­nais, qui a lieu à di­vers en­droits sur les deux bords de l'Oder. En raison de sa proxi­mité avec la Po­logne et la ville de Słu­bice, ce con­cept s’im­po­sait tout na­tu­rel­le­ment. Au­jourd’hui le fes­tival est une partie in­té­grante du pro­gramme cul­turel à Franc­fort sur l’Oder et Słu­bice. Il est éga­le­ment connu par-delà les fron­tières des deux villes. On comp­tait ainsi en­viron 1.200 spec­ta­teurs pour l’édi­tion de l’année der­nière.


En outre, UNI­THEA permet de faire une bonne pu­bli­cité pour la Via­drina. Pour la Fa­culté des études cul­tu­relles, la par­ti­ci­pa­tion à UNI­THEA est re­connue comme un sé­mi­naire ré­gu­lier, le­quel permet d’ob­tenir des points ECTS et des notes. "Nous pou­vons con­tri­buer au rap­pro­che­ment entre les ha­bi­tants de Franc­fort et de Słu­bice et de plus, rendre l’échange ger­mano-po­lo­nais plus at­tractif », dit Theres du Vi­nage.

C’est bien cela qui sti­mule de nom­breux étu­diants à par­ti­ciper à UNI­THEA.  Ils se re­trou­vent chaque jeudi après-midi de 16 à 18 heures, au sein d’une grande as­sem­blée, pour dis­cuter sur­tout de ses dé­ve­lop­pe­ments ré­cents. Le tin­ta­marre des voix qui s’en­tre­mê­lent va cres­cendo, puisque chaque par­ti­ci­pant veut ap­porter des idées nou­velles et ori­gi­nales. Les trois di­ri­geants doi­vent mo­dérer les ar­deurs de cer­tains étu­diants, afin de per­mettre aux par­ti­ci­pants plus calmes de s’ex­primer aussi. « Les étu­diants étran­gers no­tam­ment, dé­si­rent sou­vent une mé­thode de tra­vail plus struc­turée, avec des di­rec­tives pré­cises » dé­crit Maria Ull­rich.

Après avoir dif­fusé les toutes der­nières in­for­ma­tions aux mem­bres, ils se pla­cent dans dif­fé­rents pe­tits groupes de tra­vail, parce que l’or­ga­ni­sa­tion du fes­tival s’éche­lonne pour le mo­ment sui­vant trois do­maines : les re­la­tions pu­bli­ques, l’or­ga­ni­sa­tion fi­nan­cière et la cons­ti­tu­tion du pro­gramme.

Jus­te­ment, l'or­ga­ni­sa­tion d'un fes­tival comme UNI­THEA est mar­quée par une ex­trême po­ly­va­lence. Ventes de gâ­teaux et soi­rées à thème sont des­ti­nées au fi­nan­ce­ment ainsi qu’à la cam­pagne pu­bli­ci­taire ; vi­sites des au­tres fes­ti­vals de théâtre, écri­ture de com­mu­ni­qués de presse et rendez-vous of­fi­ciels au bu­reau de l’Ord­nung­samt (po­lice mu­ni­ci­pale)… Tout ce que ré­clame l’or­ga­ni­sa­tion d’un fes­tival de théâtre est ici réel­le­ment pris en mains par les étu­diants. Lorsque la di­vi­sion « Pro­gramme » se con­sacre es­sen­tiel­le­ment à dé­cou­vrir des groupes d'ar­tistes ap­pro­priés, il est du res­sort du groupe de l’« or­ga­ni­sa­tion fi­nan­cière » de re­cher­cher des par­te­naires et des spon­sors. Le groupe « Re­la­tions pu­bli­ques » s'ef­force avant tout d'éta­blir des con­tacts avec les mé­dias, mais éga­le­ment d’at­tirer  l'at­ten­tion sur le fes­tival.

Le fait que tous les mem­bres par­ti­ci­pent à la con­cep­tion, à l’or­ga­ni­sa­tion et à la mise en œuvre du fes­tival, peut bel et bien se trans­former en une charge de tra­vail im­por­tante face aux études. Ainsi,  au sein des groupes de tra­vail, on re­marque quel­ques
­fois des si­gnes de fa­tigue voire d’épui­se­ment chez cer­tains mem­bres. Au total, le projet, qui s’étale sur deux se­mes­tres de­mande beau­coup de tra­vail aux étu­diants. Sur l’agenda, on prend des rendez-vous pen­dant les va­cances : un exemple parmi d’au­tres.

“Ac­tuel­le­ment, la charge de tra­vail est en­core rai­son­nable, mais cela va sans doute évo­luer au fur et à me­sure. Je fa­vo­rise malgré tout ré­gu­liè­re­ment l’en­ga­ge­ment pour UNI­THEA aux au­tres sé­mi­naires, car l’ap­pren­tis­sage actif m’ap­porte aussi quelque chose pour ma car­rière pro­fes­sion­nelle,” ex­plique So­phie Pietsch.


Pour de nom­breux étu­diants, il est très im­por­tant de re­cueillir des ex­pé­riences pra­ti­ques, dont ils dé­plo­rent sou­vent l’ab­sence dans les sé­mi­naires et cours ma­gis­traux dis­pensés à l’Uni­ver­sité. “Outre l’échange in­ter­cul­turel, je trouve éga­le­ment mer­veilleux de faire quelque chose de dif­fé­rent par rap­port à ce qui est pro­posé dans les au­tres sé­mi­naires de l’Uni­ver­sité. Bien que l’in­ves­tis­se­ment per­sonnel est plus fort que pour la lec­ture de textes ou la pré­pa­ra­tion d’ex­posés, UNI­THEA est beau­coup plus cap­ti­vant !” dé­crit Marie Os­ter­mann.

André Wart­mann a déjà par­ti­cipé à l’or­ga­ni­sa­tion d’au­tres fes­ti­vals. En tant que natif de Franc­fort, il voit avant tout dans le projet un en­ri­chis­se­ment pour sa ville. Si on laisse son re­gard se pro­mener à tra­vers le groupe, il semble que cet étu­diant ap­par­tienne à une mi­no­rité, puisque tous les au­tres mem­bres d’UNI­THEA sont des filles. «Je ne sais pas pour­quoi si peu d'hommes y pren­nent part, mais il est pro­bable que le thème ne leur parle pas en gé­néral." Le groupe ne manque ce­pen­dant pas seu­le­ment de gar­çons : comme c’était déjà le cas pen­dant les an­nées pré­cé­dentes, très peu d'étu­diants po­lo­nais par­ti­ci­pent à ce projet. Ac­tuel­le­ment, seule une étu­dian­te
E­rasmus, Daria Mak­sy­mo­wicz, en fait partie. Elle joue donc un rôle es­sen­tiel dans le groupe.

Puisqu’aucun des au­tres mem­bres ne parle po­lo­nais, elle prend en charge la to­ta­lité de la com­mu­ni­ca­tion avec les groupes d’ar­tiste po­lo­nais.
Lorsque Daria, en fin du se­mestre, ces­sera de par­ti­ciper au projet et re­tour­nera dans son uni­ver­sité d’ori­gine, le groupe chargé du pro­gramme fera face à un vrai pro­blème lo­gis­tique. Dans les au­tres groupes de tra­vail, ces la­cunes dans la langue po­lo­naise se font for­te­ment sentir. Ainsi le groupe chargé de l’or­ga­ni­sa­tion fi­nan­cière pour­rait trouver da­van­tage de par­te­naires en Po­logne. « On de­vrait faire plus de pu­bli­cité pour UNI­THEA parmi les étu­diants po­lo­nais. Mais je pense qu’il faut d’abord y voir le fait que peu d’étu­diants po­lo­nais font des études orien­tées vers la cul­ture. On ré­flé­chit ac­tuel­le­ment aux moyens pro­pres pour mo­tiver des troupes de théâtre des deux côtés de l’Oder, afin de fonder un groupe de théâtre ger­mano-po­lo­nais, » com­mente Maria Ull­rich. Il
y a ef­fec­ti­ve­ment un pro­blème dans le fait que seuls les étu­diants en sciences hu­maines sont admis à faire va­loir leur en­ga­ge­ment sous la forme de sé­mi­naire.

Daria Mak­sy­mo­wicz sou­haite éga­le­ment que la Po­logne soit mieux re­pré­sentée à UNI­THEA: “L'évé­ne­ment n'a lieu que du côté al­le­mand, nous pour­rions nous ren­con­trer en Po­logne de temps à autre. En outre, les réu­nions se dé­rou­lent uni­que­ment en al­le­mand, cela pour­rait dis­suader de nom­breux étu­diants po­lo­nais. Le fes­tival est une bonne étape vers le rap­pro­che­ment entre la Po­logne et l'Al­le­magne, mais il reste en­core beau­coup d’amé­lio­ra­tions à ap­porter."


Des bar­rières lin­guis­ti­ques se dres­sent tout le long de l’or­ga­ni­sa­tion du fes­tival. Les mem­bres de l’an passé se sou­vien­nent ainsi que la coo­pé­ra­tion avec le syn­dicat des étu­diants po­lo­nais, en raison de pro­blèmes de com­mu­ni­ca­tion, pre­nait dif­fi­ci­le­ment forme. Lors de la pla­ni­fi­ca­tion d’un fes­tival bi­la­téral, il est par ailleurs très im­por­tant de res­pecter les sin­gu­la­rités cul­tu­relles des deux na­tions. “En 2011, on vou­lait monter une pièce, dans la­quelle les ac­teurs se tien­draient nus et se­raient tou­chés par les spec­ta­teurs. On nous a dé­con­seillé de mettre en scène cette pièce en Po­logne, car des re­pré­sen­ta­tions trop au­da­cieuses ne pro­vo­que­raient pas de réac­tions po­si­tives,”
ra­conte Maria Ull­rich en s’ap­puyant sur ses ex­pé­riences de l’année pré­cé­dente. Tou­te­fois, de l’autre côté de la fron­tière, en Po­logne, de nom­breuses choses se dé­rou­lent plus sim­ple­ment et plus ra­pi­de­ment. On a pu, par exemple, mettre en scène une pièce dans le par­king du Col­le­gium Po­lo­nicum avec très peu de moyens.

Les an­ciens mem­bres d'Uni­thea rap­por­tent éga­le­ment qu'il y a beau­coup de choses po­si­tives  à re­tenir de la coo­pé­ra­tion avec l'autre côté de l'Oder.

Par exemple, on peut re­tenir le sou­tien actif ap­porté par le Centre cul­turel de Słu­bice « SMOK » et par le Col­le­gium Po­lo­nicum au Fes­tival. Le con­tact avec la ville de Słu­bice se main­tient ce­pen­dant es­sen­tiel­le­ment au ni­veau bu­reau­cra­tique, par exemple la sé­cu­ri­sa­tion des lieux de re­pré­sen­ta­tion.
« Nous de­vons éta­blir da­van­tage de con­tact mais aussi mieux im­pli­quer les étu­diants po­lo­nais » dit Theres du Vi­nage.

Cette année, UNI­THEA sera éga­le­ment con­frontée à un pro­blème par­ti­cu­lier : elle se tiendra sur un ven­dredi de fête ca­tho­lique : « Fête-Dieu. »

Il sera donc im­pos­sible d’y or­ga­niser des re­pré­sen­ta­tions en Po­logne, car cette journée prend une im­por­tance par­ti­cu­lière pour la po­pu­la­tion po­lo­naise.
« Il est très im­por­tant de veiller à ce genre de choses, si nous vou­lons que le fes­tival con­tribue vrai­ment à un rap­pro­che­ment ger­mano-po­lo­nais » ex­plique Theres du Vi­nage. C’est pour cela que chaque année, le titre est aussi pensé pour bien sonner dans les oreilles po­lo­naises, mais aussi que le dis­cours d’ou­ver­ture est prévu en al­le­mand et en po­lo­nais. Les re­pré­sen­ta­tions doi­vent être com­prises par tous les spec­ta­teurs : c’est un cri­tère dé­ter­mi­nant pour le choix des troupes au pro­grammes.

Le tra­vail en col­la­bo­ra­tion avec la ville de Franc­fort-sur-l’Oder doit elle aussi être da­van­tage ren­forcée. Sa par­ti­ci­pa­tion fi­nan­cière a déjà connu des meilleurs jours, mais le sou­tien de la ville au fes­tival laisse gé­né­ra­le­ment à dé­sirer.

Le fes­tival donne par exemple ré­gu­liè­re­ment lieu à des plaintes des ha­bi­tants quant aux nui­sances so­nores. « La ville pour­rait coo­pérer da­van­tage et opérer une mé­dia­tion entre nous et les ha­bi­tants. Cela sim­pli­fie­rait les choses », dit Maria Ull­rich. Le projet UNI­THEA tient à ap­porter une jonc­tion entre les étu­diants et les ha­bi­tants dans un cadre cul­turel.


« Nous vou­lons avant tout at­teindre des gens nor­maux et sortir le théâtre des cer­cles éli­tiste », ex­plique So­phie Pietsch. Cette année, le pro­gramme don­nera une place im­por­tante à des su­jets so­cio­po­li­ti­ques, cri­ti­ques mais aussi con­flic­tuels, no­tam­ment en ques­tion­nant les thèmes de la fron­tière, de l’in­té­gra­tion ou de l’échange.

Pour le mo­ment, le groupe tra­vaillant sur le pro­gramme est en­core à la re­cherche de groupes d’ar­tistes dans les do­maines du théâtre, du film, de la mu­sique et de la danse.

Pour coller à l’an­ni­ver­saire de cette année, les or­ga­ni­sa­teurs ai­me­raient pro­grammer 15 groupes dif­fé­rents. Le pro­gramme dé­fi­nitif sera lui ré­vélé pen­dant le cou­rant du mois d’avril.

UNI­THEA est par­rainée cette année par le Pré­si­dent de la Fon­da­tion Eu­ropa-Uni­ver­sität Via­drina Prof. Dr. Gunter Pleuger, par le vice-rec­teur du Col­le­gium Po­lo­nicum à Słu­bice Kr­zysztof Wo­j­cie­chowski, mais aussi les maires de Franc­fort-sur-l’Oder, Dr. Martin Wilke, et de Słu­bice, To­masz Cis­ze­wicz.

L’édi­tion de cette année in­clue des ma­ni­fes­ta­tions au­tour du pro­gramme. En plus des fêtes d’ « af­ter­shows », il est prévu de pro­poser des ta­bles rondes, des ate­liers, des ex­po­si­tions et bien plus en­core.

Il est éga­le­ment prévu de ques­tionner le dé­ve­lop­pe­ment du fes­tival, no­tam­ment ce qu’il ad­vient des par­ti­ci­pants, des or­ga­ni­sa­teurs et des spec­ta­teurs et quelle est in­fluence de la Via­drina et des deux villes fron­tières sur ce projet. Au final, le fes­tival doit pro­poser une pla­te­forme d’échange – entre hier et au­jourd’hui, entre les étu­diants et les ha­bi­tants, entre l’Al­le­magne et la Po­logne.

Les vi­si­teurs du Fes­tival ont la pos­si­bi­lité d’acheter des billets pour un ou trois jours, mais aussi pour un spec­tacle en par­ti­cu­lier. Les prix ne sont pas en­core of­fi­ciel­le­ment connus. Mais comme les or­ga­ni­sa­teurs sou­hai­tent at­teindre le pu­blic le plus large pos­sible, il est très pro­bable qu’ils soit com­pa­ra­bles à ceux des édi­tions pré­cé­dentes, voire qu’ils soient moins chers.

Jusqu’à 18h passé, les or­ga­ni­sa­teurs du fes­tival UNI­THEA con­ti­nuent de tra­vailler sur leurs idées dans la salle de con­fé­rence du « Kleist-Forum ».

« Le meilleur dans UNI­THEA, c’est le fes­tival lui-même. Quand tout se dé­roule comme prévu, lorsque les vi­si­teurs et nous sommes sa­tis­ti­faits, quand l’am­biance est ex­tra­or­di­naire, alors je res­sens  que tout ce tra­vail va­lait la peine : c’est une im­pres­sion sen­sa­tion­nelle ! », dit Maria Ull­rich en étei­gnant la lu­mière de la salle et en fer­mant la porte der­rière elle.

L’équipe d’UNI­THEA se­rait ravie d’ac­cueillir da­van­tage d’étu­diants mo­tivés pour par­ti­ciper à ce projet. Il est éga­le­ment pos­sible de re­joindre l’équipe à partir du se­mestre d’été 2012. Vous trou­verez plus d’in­for­ma­tions, ainsi que la pos­si­bi­lité de prendre con­tact avec les or­ga­ni­sa­teurs, à l’adresse http://www.uni­thea.com.